Valérie Loquet-Destaillats

Val
C

hère lectrice, cher lecteur,

J’ai créé ce site internet pour partager mes textes. Mon intention première était de ne pas inclure une section « À propos de l’auteur », puisqu’il s’agit avant tout, pour moi, d’une histoire d’amour ; l’amour que m’inspirent les histoires et les mots. Quoi qu’il en soit, j’aimerais partager un peu de moi – au-delà de mes contes – avec vous, qui avez pris le temps de cliquer sur cette section « à propos de l’auteur ».
Je suis tombée amoureuse des mots et des histoires qu’ils permettent de raconter, avant même de savoir lire. Ma mère me lisait – ou parfois inventait – une histoire chaque soir. Je faisais partie de ces enfants bénis. Dès lors que j’ai appris à lire, ma passion a grandi. Parfois, j’essayais de lire des livres trop avancés pour mon âge, simplement pour impressionner ma mère, mais principalement, je lisais pour voyager ou pour étancher ma soif de mots, pour nourrir ma propre imagination. Enfant, j’ai vécu de nombreuses vies à travers les livres et voyagé dans de nombreux pays sans jamais quitter le confort de la maison de mes parents en Bretagne (France). Est-ce ce qui m’a inspirée à chercher l’aventure en allant étudier à l’étranger ? Difficile à dire…
Toutefois, à l’aube de mes dix-neuf ans, j’étais affligée d’une forme de mélancolie, un ennui dont rien ne semblait pouvoir me défaire. Ah, les tourments d’une enfant propulsée soudainement dans l’âge adulte ! La question « qui aimerais-je être quand je serai grande » semblait exiger une réponse immédiate. Je n’en avais aucune. Étais-je déjà « grande » ? Une adulte ? La logique en vertu de laquelle il eut fallu répondre « oui » à cette question, m’échappait. C’est ainsi que je décidai d’étudier les relations internationales et le droit international à Montréal; parce que le monde devait être plus grand que la petite partie où j’avais grandi. Je pourrais vous dire que c’est tout ce dont j’avais toujours rêvé, mais ce n’était pas le cas. La vérité, c’est que l’idée de partir vivre à l’étranger me semblait audacieuse et aventureuse, je pensais que cela ferait de moi quelqu’un de « spécial » et, bien sûr, j’étais oh combien chanceuse que l’opportunité s’en offre à moi.

j’étais affligée d’une forme de mélancolie, un ennui dont rien ne semblait pouvoir me défaire.

Cela représentait également ma dernière chance de me secouer de cette mélancolie dont j’étais affligée. L’attrait de cette « aventure » résonnait en moi de telle manière que je me devais d’y succomber. Je ne savais pas à cette époque que ce qui était censé être un séjour de trois ans à Montréal se transformerait en choix de vie et en une infinité d’opportunités de croissance personnelle. Montréal est ma maison, la ville où je suis finalement devenue moi-même. Il s’agit bien sûr d’un travail constant et mes écrits reflètent probablement ce fait. Au jour le jour, je me sens bénie, car je sais que je suis ici – comme chacun d’entre nous – pour apprendre. Parfois, l’obscurité m’entoure, et ces jours-là, je sais que je suis également bénie, car j’en suis inspirée de différentes manières; car lorsque j’écris, je me sens guidée et soutenue.
Un jour, j’ai lu une fois dans les Secrets de l’Univers, que Celui-ci n’a pour but que de nous rendre heureux, tant et aussi longtemps que nous sommes en mesure d’exprimer nos besoins. Après avoir lu ceci, J’ai alors fermé les yeux pour définir les miens, et bien que cela puisse ne pas sembler très original, trois mots me sont venus à l’esprit : « apprendre, aimer, écrire ».
Je vous remercie de votre intérêt! Si vous désirez en savoir plus, n’hésitez pas à lire mes Contes Improbables ; j’ai versé mon cœur dans chacun d’eux.

Avec amour,
Val.